D’où viennent mes créations ? D’une impulsive sensation ...

qui jaillit sans crier gare devant un contour, un volume singulier, un motif une couleur parfois. Un déclic se produit, une rencontre entre une bribe de réalité et un potentiel infini. Cette pépite d’inspiration se loge au creux de mon imaginaire.

Quand il est temps,

j’échafaude des contours innombrables, je concocte des formes illimitées de ce déclic initial qui fait écho en moi.

Je verse alors dans l’ordinateur ce flot d’idées, ces débuts d’architecture.
En trois dimensions, ma vision s’élabore, passe de l’onirisme à un reflet réaliste.

Le bijou se voit mais ne se touche pas.

Des calculs savants, comme des formules magiques métamorphosent l’image vaporeuse en matériau éphémère.Ce qui n’était qu’un reflet devient objet.

Dans son habit de cire, le futur bijou s’essaie, se touche, le volume s’apprécie.

Ensuite, à l’atelier, s’harmonise la vibration de la pierre, à celle du métal. Les chatoiements de l’une aux scintillements de l’autre.

La maîtrise du joaillier au montage, les mille éclats de tourmaline, de saphir, de diamant, la minutie du sertisseur, son indescriptible talent, parachèvent la réalisation du bijou.

Le bijou existe bel et bien.

Cette énergie magnifiée, à son tour, suscite impulsion, coup de cœur, chez celui qui y projette ses propres rêves,
chez celle qui y puise son propre sens et se l’approprie : Vous.

Porté, il prend vie… vous devenez son âme…